Qui Sommes Nous ?
Aujourd’hui,les paysans ayant fait le choix de ne pas vacciner reçoivent des mises en demeure de l’État.
Ils risquent jusqu’à une suspension de l’activité de leurs exploitations. Pour l’instant, ce sont les éleveurs du Gers qui en font les frais. C’est pourquoi, nous nous permettons de vous présenter notre collectif paysan LIBRe et vous faisons part de nos réflexions.
1. La formation du collectif LIBRe
Le collectif LIBRe est un collectif regroupant des paysans du Gers, du Béarn, d’Ariège, de Savoie, de Loire, du Pays Basque …
Il s’est constitué spontanément et dans l’urgence pour répondre à la gestion de l’épizootie de Dermatose Nodulaire bovine en cours.
Si cette maladie est nouvelle en France elle reste néanmoins largement connue puisque présente depuis un siècle en Afrique et 25 ans en Europe :
La Dermatose nodulaire est :
- Provoquée par virus ARN double brin Capripoxvirus lumpyskinpox,
- Incubation de 4 à 28 jours,
- Faible mortalité : 1 à 2 %,
- Qui se guérit généralement spontanément en quelques semaines,
- pour lesquels des traitements existent,
- pas contagieuse mais transmissible par des vecteurs hématophages (moustiques, tiques)..
- Pas de transmission à l’homme
- Contrôlée par une quarantaine de 28 jours avant cette épizootie (fiche OMSA de 1968 revue en 2018)
Cette maladie, bénigne pour l’animal et non transmissible à l’homme, était notamment contrôlée par une quarantaine de 28 jours jusqu’en 2018 (fiche OMSA de 1968). Les mesures prises par le gouvernement et le préfet par délégation à savoir l’abattage total et la vaccination généralisée, ainsi que la violence déployée, sont disproportionnées par rapport au risque réel. En atteste l’exemple du Doubs largement médiatisé où les éleveurs ont dû se plier à l’abattage total de leur troupeau suite à la vaccination sous peine de pénalités de 5000 euros d’amende/jour et d’impossibilité de commercialiser des produits de la ferme.
D’autre part, cette violence, et la peur des conséquences entraînent une réticence à témoigner lors d’un cas de Dermatose nodulaire bovine ou lors des nombreux effets induits par la vaccination.
Ainsi, une large campagne de vaccination est imposée alors que rien ne le justifie d’un point de vue scientifique ou sanitaire.
2. Effets secondaires du vaccin selon le rapport de l’ANSES
Il s’agit du vaccin « vivant atténué » Bovilis Lumpyvax du laboratoire Merck. 1 million de doses sont à vendre, sans compter les récents appels d’offres.
L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a donné une autorisation d’utilisation temporaire du vaccin car faible niveau de preuves d’efficacité et d’innocuité :
- Pas nécessairement d’immunité complète des animaux vaccinés
- Provoque une maladie induite par le vaccin :
- Lésions cutanée avec nodules
- animaux qui deviennent excréteur de virus vaccinal -> possibilité d’accélérer la contamination
- 2 à 19kg de tissus nécrosés au point d’injection
- Anticorps provisoires et décroissants en quelques mois -> abonnement annuel à la vaccination, ne protégeant pas forcément sur une année.
- Pas d’éradication de la DNC (Israël)
- Virus vaccinaux présents dans le sang, lait et viande -> impossibilité de garantir au consommateur que le produit soit indemne de virus vaccinal.
3.Les revendications du collectif LIBRe
NOUS NOUS OPPOSONS A LA VACCINATION FORCEE DE NOS TROUPEAUX avec des produits dont le niveau de preuves d’efficacité et d’innocuité sont non établies, ainsi qu’à l’abattage total et systématique dans nos élevages.
Notre collectif se propose d’être l’interlocuteur entre les vétérinaires, l’administration et les paysans et ainsi, prendre le temps de définir le choix de chacun — pour, contre ou partiel — afin de respecter la différence !
Nous connaissons mieux que quiconque nos élevages : le calendrier des vaches gestantes, par exemple. Les problèmes sanitaires et la mortalité sont inhérents au métier d’agriculteur. Sur le troupeau, toute intervention différente de leur quotidien déclenche un stress préjudiciable qu’il nous faut gérer par la suite. Notre travail consiste à élever les animaux et également à les soigner, et ce d’autant plus lors des épizooties. Le recours aux soins pour une rémission et une immunité naturelle des troupeaux doit rester un libre arbitre pour les personnes concernées.
- Notre collectif, a pour objectif d’aider les paysans à retrouver la sérénité, et se sentir soutenu, qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils peuvent être libre
- Nous savons la rémission possible de cette maladie sur nos animaux, et le renforcement naturel de leur immunité. Nous réfutons sa classification en catégorie A qui est disproportionnée.
- Nous voulons protéger l’héritage de nos ancêtres avec le libre choix d’utiliser ou pas des produits non garantis d’effets secondaires.
- la répercussion (vaccination + abattage) sur le consommateur entraine déjà un impact négatif. Celui-ci est déjà très inquiets, nous ne voulons pas perdre sa confiance !
- Notre collectif est convaincu que cette détermination est aussi un respect du consommateur en garantissant la souveraineté alimentaire avec des produits de qualité.
- Aujourd’hui, seul l’agriculteur se doit de donner son consentement pour la vaccination etl’abattage sous une pression extrême. Par contre, l’État, le Ministère, les organismes mandatés (ANSES, DDPP, GDS ou autre), les services vétérinaires et l’agent vaccinateur n’assument pas la responsabilité civile, administrative, économique et pénale en cas de préjudices liés à cette vaccination, y compris à moyen et long terme alors même qu’ils imposent la vaccination. Leur responsabilité doit être entière en cas de maladie induite sur l’homme ou l’animal, de mortalité, de stress post-vaccinal, de perte de production et de qualité, de stérilité et de malformations des descendants et de la propagation de la maladie.
Alors que le nombre de bovins a été divisé par deux en dix ans sur le département des Pyrénées-Atlantiques, et que l’avis de la cour des comptes demande de diminuer le cheptel bovin français de 39% à l’horizon 2030, nous appelons nos élus, les consommateurs et la population civile en général à soutenir les paysans qui refusent des décisions aveugles et défendent le droit de choisir pour protéger leurs animaux, leur savoir-faire et notre souveraineté alimentaire.